Si cultiver mon osier (le saule) comble le paysan qui m’anime, il reste qu’aller trouver mes bois sauvages impulse ma démarche.

Avec, on touche à d’autres formes, soumises à d’autres dogmes, d’autres textures moins lisibles mais mieux évocatrices. La vannerie, intemporelle et universelle, de branches sauvages et cultivées, mêle matières brutes et gestes millénaires. Par essence, elle crée des liens.

Tissages, tressages, entrelacs…, tous œuvrent à évoquer, à cultiver, à rayonner, à témoigner, à s’inscrire au sein de la complexité du vivant ; du Latin Com-plexus qui signifie embrasser, comprendre, qui désigne ce qui est tissé ensemble… !

Je pratique plusieurs techniques différentes, certaines plus savantes et académiques, d’autres plus intuitives et sensibles. Toutes s’attachent à cintrer le bois, à dessiner des courbes empruntant des schémas organiques, impliquant des effets de voûte propre à conférer tension et solidité à l’ouvrage.

Vos envies, vos idées sont plus que bienvenues. Je travaille facilement sur commande pour toute demande particulière, j’aurais à cœur d’imaginer avec vous vos projets et de les réaliser à votre goût.


Gabriel Thiney, « Méandres »
[Cucuron, 84]